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Estelle Fredet

Mise en relation et circulation des habitants de l’espace lisse, c’est heureux !  Nous nous sommes rencontrées avec Estelle grâce à Anna Feillou. Et Estelle a pu profiter du lieu, c’était pour écrire, moment de retrait nécessaire pour l’avancement d’un projet, et ça se poursuit.

L’été dernier, première rencontre avec Marina dans le jardin du Café A. Nous buvons un verre et faisons connaissance. Je suis alors en train de peiner sur un texte difficile à écrire. Marina évoque l’Espace lisse.

“Heureuse d’arriver, de découvrir, de souffler. Un ciel dégagé, un soleil éclatant pendant plusieurs jours d’un automne radieux. Une petite chatte noire vient se faire câliner. Une maison pleine d’attentions, de livres, d’ombres et de lumières. Un jardin où l’horizon charrie les teintes du crépuscule. Le silence habite l’espace. Je vais pouvoir écrire. Un texte noué à la mort d’un homme. Pierre était peintre, je l’ai aimé. Nous avions commencé un film ensemble. Il est mort il y a un an et demi. Parallèlement je continue un journal. Deux formes d’écriture se complémentent. Grâce au récit de la vie au quotidien, je parviens à la distance nécessaire pour trouver l’écriture d’une voix off. Je me détache ainsi grâce aux mots de la douleur portée par les images d’un homme heureux et en mouvement, aujourd’hui disparu. Ce lieu imaginé et construit par Marina pour accueillir nos solitudes d’écriture me communique avec son architecture, son atmosphère, les ressources d’une transformation. Une flambée dans la cheminée, un vrai bonheur. »

Octobre 2017